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Éditions La Nacelle, Genève, 1990.
Texte de la 4ème de couvertureSOLEIL « Pourquoi le soleil ne tombe-t-il pas sur la Terre ? » « Quand, un jour, un enfant m'a posé cette question – dit Hubert Reeves – je lui ai répondu “Parce que la Terre tourne autour du Soleil, avec tout juste la vitesse qu'il faut”. Quand, avec sa logique, il a ajouté : “Mais pourquoi tourne-t-elle ?” je me suis rendu compte que la réponse allait nous entraîner très loin, jusqu'aux premiers instants de notre univers" » … Jusqu'à ce livre, “SOLEIL”, dans lequel notre univers est chanté à deux voix : Celle du savant, Hubert Reeves et celle des enfants. Avant-proposTout a commencé par la rencontre d'un astrophysicien, Hubert Reeves, et d'un groupe d'enfants de 11 à 14 ans dans un C.E.S. de la banlieue parisienne, comme tant d'autres. Rencontre aussi de trois enseignements (Dessin, Français, Technologie), qui, au-delà des cloisons qui les isolent, ont découvert dans leur différence leur complémentarité. L'aventure a duré deux ans, de 1975 à 1977. Magicien, Hubert Reeves entrouvre les portes de l'Univers…
À cette invitation, les enfants répondent par leurs créations.
De grands dessins d'abord qui sont autant de voyages, voyage dans l'espace, mais aussi voyage en eux-mêmes.
Réalité, imaginaire, ici se confondent.
Le jeu des lignes et des couleurs engendre des « mondes ».
Mais bientôt d'autres désirs appellent d'autres modes d'expression.
Les dessins ne suffisent plus, les questions débordent, les mots prennent le relais,
les enfants découvrent le plaisir d'écrire, les choses se mêlent, s'interpénètrent, se complètent.
Une équipe naît, enthousiaste et créative. Que l'on ne s'y trompe pas ; ces enfants ne sont pas des « artistes ». Du moins, s'ils le sont, c'est sans le savoir. Ils expriment avec leur richesse et leurs moyens propres, leur vision du monde. Certes, tout ne s'est pas fait sans difficulté. Pour l'enseignant, ce travail est un long et patient échange entre lui et ses élèves, une suite de tâtonnements pour découvrir chacun dans ce qu'il a d'unique et lui apporter dans le respect de sa liberté les moyens de se réaliser dans ses propres créations. Or, l'école, actuellement, n'est pas le lieu favorable à ce genre d'expérience. Un professeur de dessin voit 500 élèves chaque semaine et les adolescents qui vivent bien des déséquilibres sont entassés à 35 par classe. On s'accommode de ne plus les voir écrire, peindre, ou simplement s'exprimer. Dans ces structures stérilisantes il eût été impossible, on s'en doute, de mener à bien ce travail sans l'acharnement et la persévérance de toute l'équipe, enfants et adultes. Il a fallu bousculer les cadres établis et prolonger souvent le travail bien au-delà des heures officielles. Nous devons ce livre à l'enthousiasme de tous… SOLEIL… ce fut surtout de la joie, un peu de lumière et de couleur dans le gris des jours scolaires. C'est pour nous un espoir. Il suffirait de peu — peut-être — pour que l'école soit pour tous les enfants un moment privilégié de la vie. Jacques Very Titres des chapitres
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