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![]() © PIERRE KITMACHER |
Ce site est conçu pour vous apporter les réponses aux principales questions que vous vous posiez avant sa création. Y figurent en particulier une biographie et une bibliographie, la présentation des spectacles audiovisuels, les textes des chroniques diffusées hebdomadairement sur plusieurs médias, la présentation de la Ligue ROC pour la Préservation de la Faune Sauvage dont je suis le président, et l'agenda qui annonce certains des événements dans lesquels je suis impliqué.
Je remercie toutes les personnes qui me font l'honneur d'apprécier les informations glanées dans ce site. J'ai une pensée particulière pour tous ceux qui me font part de leurs efforts en faveur de la planète et de leur soutien à la Ligue ROC, association qui inscrit sa démarche dans le cadre global de la préservation de la biodiversité.

Paris, le 9 janvier 2012.
Qu'est-ce à dire ?
Les plus faibles, les plus démunis, doivent pouvoir compter sur ceux qui sont mieux lotis. Pas d'indifférence. Ne pas fermer les yeux sur des détresses, secourir. Ne pas être inhumain c'est donc développer une solidarité spécifique. Il s'agit de moralité.
Se montrer humain, c’est être attentif à l’autre.
Pour un gouvernement, c'est avoir une politique de court terme. Indispensable. Et le plus vite possible car il faut répondre à l'urgence.
L'humanité est un mot qui a d'autres sens.
Claude Lévi-Strauss, dans Anthropologie structurale (1973), constatait, concernant l'homme, « qu'en s'arrogeant le droit de séparer radicalement l'humanité de l'animalité, en accordant à l'une tout ce qu'il refusait à l'autre, il ouvrait un cercle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d'autres hommes, et à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d'un humanisme corrompu aussitôt né pour avoir emprunté à l'amour-propre son principe et sa notion. »
La conception de l'humanisme qui en résultait avait aussi tendance à considérer l'Homme comme ayant le droit de puiser sans se limiter dans le trésor des richesses naturelles comme dans un coffre sans fond ne se vidant jamais.
Maintenant nous savons qu'il n'en est rien : les richesses s'épuisent et nous dilapidons ce qui nous a été transmis au-delà des seuls intérêts, au lieu de faire fructifier le capital pour le léguer en bon état à nos enfants. Nous savons que l'humanité ne peut être coupée de la nature dont elle fait partie et dépend. Et l'humanité ce sont les humains, hommes et femmes d'ici et d'ailleurs. Ce que nous entreprenons quelque part a des retombées partout. C'est vrai pour toute dégradation, c'est vrai pour toute amélioration. Que ce soit socialement ou écologiquement.
Respecter les droits fondamentaux des humains entraîne dorénavant à respecter les non-humains puisque l'humanité a son sort lié à celui de la biodiversité. La solidarité intra-spécifique devient aussi interspécifique.
Pour un gouvernement, il s'agit de prendre en compte le long terme. Faire ce qui doit permettre l'amélioration des situations à la fois à court et long terme.
Faire preuve d'humanité ne peut plus se restreindre à s'occuper d'aujourd'hui sans s'occuper de demain, et d'après-demain.
Se montrer humain, c’est préserver le vivant.

Dernière mise à jour du site le 18 janvier 2012.